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Présidentielle 2019 : Le Directeur des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, abat un travail de titan


Le Directeur général des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, fait partie de la nouvelle génération de hauts fonctionnaires ayant décidé de soutenir, malgré les cris d'orfraie, l’action du chef de l’État Macky Sall. Votre site préféré, www.lerepublicain.info, revient, dans un dossier hyper fouillé, sur le verbatim et la brillante trajectoire de cet homme qu’il faut à la place qu’il faut.



"Contrairement à ce que certains semblent croire, l’engagement politique des cadres des Impôts et Domaines n’est pas nouveau"
 
"À cette question qui m’est souvent posée, j’ai l’habitude de répondre par deux ou trois arguments. D’abord, l’engagement des cadres des Impôts et Domaines n’est pas nouveau, contrairement à ce que certains semblent croire. En effet, nous avons connu de grandes personnalités de l’administration fiscale à qui je rends hommage (El Hadji Malick Sy Souris, Modou Diop, Cheikh Guèye…) qui ont eu à jouer des rôles de premier plan dans des formations politiques au pouvoir ou dans l’opposition. Ensuite, j’ajoute que l’engagement dans le champ politique relève d’un choix strictement personnel qui ne saurait être corrélé à l’appartenance à un corps ou à une qualification. Enfin, je puis vous assurer que l’impression que semble suggérer votre question ne correspond pas à la réalité, en ce sens que l’engagement de cadres des Impôts et des Domaines n’est pas plus marqué que dans les autres secteurs et qu’aujourd’hui, le nombre d’inspecteurs dans le champ politique ne dépasse pas 1% de notre corps. Cela dit, et à l’image des autres citoyens de Sénégal, chacun est libre de faire des choix et de les assumer. Je rappelle souvent que mon engagement pour ma communauté ne date pas d’aujourd’hui. En vérité, depuis près de deux décennies, je mène sans discontinuité des activités de développement au profit des jeunes, des femmes et des personnes du troisième âge. Par contre, mes fonctions actuelles donnent plus d’écho à cet engagement qui traduit toute l’estime que je nourris pour les Médinois".
 
"Mon engagement auprès du Président est le prolongement de mon engagement citoyen"
 
"Mon engagement auprès du Président de la République est une forme de prolongement de mon engagement citoyen et trouve ses motivations à deux niveaux. D’une part, ma volonté d’amplifier l’impact de mon action sociale au profit de ma ville, mais surtout ma foi en la détermination et la capacité d’un homme à engager les politiques dont notre pays a besoin pour accélérer sa marche vers son développement et vers l’émergence. Cette détermination du président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, est bâtie autour d’une politique et d’un plan cohérents, le PSE. J’ai estimé donc qu’il était de ma responsabilité, dès lors que mon analyse du PSE m’a convaincu de sa portée historique et de sa pertinence à conduire notre pays vers l’émergence, de m’engager aux côtés du Président et de participer à cette exaltante œuvre de développement. Il s’y ajoute que j’ai, au-delà d’une simple lecture, procédé à une analyse lucide du PSE aussi bien dans ses grandes orientations et axes stratégiques que les réformes à engager et les projets et programmes devant permettre d’atteindre les changements attendus. Pour être plus précis, et pour vous prouver la pertinence du PSE, je vous fais noter qu’à ma connaissance, c’est la première fois que, dans notre pays, un homme politique propose un projet qui transcende son action individuelle. Je veux dire par là que le Président Macky Sall sait que l’émergence ne peut être réalisée à l’échelle d’un ou deux mandats. C’est pourquoi le PSE se projette à l’horizon 2035 et, ce faisant, implique plusieurs générations qui doivent conjuguer leurs efforts pour soutenir le développement à l’image des grandes révolutions que certains pays asiatiques ont su mener. Le PSE fait justement partie de ces grandes révolutions que le Sénégal mérite amplement. En partant d’un diagnostic de notre situation économique et sociale qui n’a épargné aucun secteur, le PSE a retenu trois axes stratégiques (Transformation structurelle de l’économie et Croissance, Capital humain, Protection sociale et Développement durable et Gouvernance, Institutions, Paix et sécurité), à même de porter l’ambition d’émergence. Enfin, comme autre caractère distinctif par rapport aux programmes qui nous ont été jusque-là proposés, pour garantir une opérationnalité du PSE, il a été délimité en différentes phases auxquelles sont arrimés des PAP (Plan d’actions prioritaires), avec une évaluation précise des besoins de financement et des réformes à opérer. Un dernier argument, qui est sans doute l’un des plus importants, c’est la volonté du Président de la République de veiller personnellement à la mise en œuvre et l’engagement des segments les plus importants de la nation à l’accompagner dans cette œuvre".
 
"Si la réélection de Macky Sall devra se mesurer à l’aune de son bilan, un seul tour suffira"
 
"Au regard de tous les arguments que j’ai développés plus haut, je dirai que si sa réélection devra se mesurer à l’aune de son bilan, un seul tour suffira. Je n’ai aucun doute là-dessus. D’ailleurs, ses détracteurs l’ont tellement bien compris, qu’ils n’abordent jamais la question sous ce rapport, préférant se positionner sur des problématiques véritablement politiciennes, sans rapport avec les aspirations légitimes de nos concitoyens à un avenir meilleur. C’est pourquoi, je répète souvent lors des échanges entre responsables dans les partis politiques et autres leaders qui soutiennent l’action du Président, que nous devons recentrer le débat sur son bilan. Et dans cet exercice, présentons de façon méthodique, pour chaque secteur, la situation de référence qui permet de mettre en relief les progrès enregistrés en matière d’infrastructures, de gouvernance, de modernisation de villes, d’énergie, de réduction des inégalités sociales, d’éducation, de santé, de réformes pour soutenir la croissance et permettre une amélioration de notre cadre des affaires et de la sécurité juridique. Pour vous donner un exemple dans un domaine que je connais bien, la politique fiscale sénégalaise a été repensée avec une réforme mise en œuvre à partir du 1er janvier 2013, à travers laquelle la fiscalité des ménages a été particulièrement allégée avec des renoncements de recettes de plus de 50 milliards par an, qui se traduisent par une augmentation du pouvoir d’achat des Sénégalais, une série de mesures pour soutenir le développement du tourisme en Casamance, la promotion de l’investissement et de l’industrialisation à travers une fiscalité propre aux zones économiques spéciales, la promotion du partenariat public-privé. Dans le domaine foncier, d’importantes réformes visent à promouvoir l’habitat social avec une baisse très importante de la fiscalité, la facilitation de l’accès à la terre et la promotion de la sécurité des titres d’occupation. À ce propos, je rappelle la mesure historique de transformer les titres précaires et autres droits d’usage à temps en titres fonciers, cela de façon totalement gratuite. En ma qualité d’Inspecteur des Impôts et des Domaines et d’habitant de la Médina, je suis bien placé pour apprécier la portée de la décision du Président Macky Sall d’offrir la chance aux Sénégalais le moyen d’accéder à la pleine propriété, c’est-à-dire avoir un titre foncier, de façon gratuite parce qu’il a pris la décision de renoncer aux droits d’enregistrement, au prix de cession et autres frais qui étaient réclamés à l’occasion de la transformation des baux et permis d’occuper en titres fonciers. Sur le plan économique, c’est la première fois que notre pays enregistre une croissance du Pib aussi élevée (+6%) de façon soutenue, alors qu’il se situait à moins de 2% en 2011. Même si nous devons encore faire des progrès, nous pouvons au moins nous accorder, quels que soient nos choix politiques, sur le fait que le bilan est absolument positif. Notre défi réside dans notre capacité à éviter le piège de l’opposition consistant à nous entraîner dans le terrain des débats sans relief et des polémiques subjectives. Nous devons mettre le focus sur ce bilan, le présenter et le défendre, donc expliquer aux populations les progrès importants déjà réalisés et les impacts encore plus significatifs que les investissements déjà réalisés ou en cours, auront sur leur niveau de vie. Dans ce cadre, notre mouvement travaille à des méthodes novatrices que nous proposerons le moment venu".
 
"L’endettement du Sénégal est parfaitement maîtrisée et il n’y a aucun risque d’insolvabilité"
 
"Sur la dette qui est le cheval de bataille de l’opposition, je partage entièrement la position du Gouvernement parce qu’elle correspond à la réalité. Mais avant d’y revenir, je me réjouis qu’on se décide enfin au Sénégal à poser le débat sur les vraies questions, même s’il faut s’en désoler, ceux qui en parlent le plus, n’en saisissent vraiment pas la portée réelle. Cela dit, la politique d’endettement du Sénégal reste parfaitement maîtrisée et le Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, M. Amadou BA, l’a réaffirmé à plusieurs occasions : il n’y a aucun risque d’insolvabilité, notre pays respectant toutes ses échéances de paiement de la dette. Au-delà de ces considérations, qui peuvent paraître assez exotériques pour ceux qui ne sont pas spécialistes des finances publiques, le plus important est d’expliquer aux Sénégalais, que tous les pays, même les plus développés, s’endettent car l’endettement n’est pas une mauvaise chose. Le débat qui doit être posé, c’est la finalité de cet endettement, c’est-à-dire à quoi il est destiné, sa qualité, c’est-à-dire les conditions de la dette et notre capacité de remboursement. Et, sur ces trois conditions, le Gouvernent du Président Macky Sall est tout à fait à l’aise. Aujourd’hui, notre endettement est vertueux car orienté vers les grands projets d’infrastructures (autoroutes, routes, train express régional, aéroport, développements d’infrastructures en matière d’énergie, universités, …). On se s’endette plus pour organiser un festival, comme ce fut le cas il y a quelques années, mais pour réaliser des investissements structurants. Le Sénégal a besoin de rattraper son retard dans certains domaines et nous devons nous réjouir d’avoir un Président de la République qui a la confiance absolue des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Sur la qualité de la dette, depuis 2012, le Sénégal s’endette à des conditions favorables car ayant retrouvé toute la confiance des partenaires financiers et le niveau de maturité est parfaitement maîtrisé. Le temps où l’on était obligé de contracter des dettes à échéance courte à des taux élevés, est loin derrière nous. Sur notre capacité de remboursement, je l’ai évoqué plus haut, vous n’avez jamais entendu parler d’une échéance de paiement de la dette qui n’a pas été respectée parce que notre cadre macro-économique est assaini et notre dynamique de croissance robuste".
 
"En 2013, la DGID faisait moins de 820 milliards. En 2017, on a dépassé les 1200 milliards" 
 
"C’est méconnaître les performances de l’administration fiscale que de parler de baisse de recettes. En termes de ressources intérieures, la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID) a fait, grâce à l’engagement de ses personnels et aux réformes apportées à notre organisation et au système fiscal, des progrès importants en matière de mobilisation de recettes intérieures, où notre contribution dépasse les 60%. Pour vous en convaincre, en 2013, on faisait moins de 820 milliards, en 2015, nous avons atteint pour la première fois la barre de 1.000 milliards et en 2017, nous avons dépassé 1.200 milliards. Appréciez vous-même".
 
"La Médina doit offrir l’image d’une ville résolument tournée vers la modernité"
 
"Il est vrai que comme je l’ai rappelé plus tôt, à travers notre association et le club que nous avons mis en place avec des fils de la Médina, nous y menons beaucoup d’actions dans le domaine de l’éducation, de la formation des jeunes et des femmes à l’auto-emploi, leur insertion dans le milieu professionnel et l’accès aux sources de financement ainsi que dans d’autres actions de solidarité que ne nous révélons pas au grand public parce que c’est ça que nous dicte nos valeurs sociales. Mon ambition pour la Médina n’a pas changé fondamentalement ; c’est juste me mettre au service de ma communauté et de mon pays. Dans cette entreprise, ma volonté est de contribuer à toutes les initiatives, en synergie avec les responsables politiques de l’Alliance pour la République (APR) et des partis et mouvements qui soutiennent l’action du Président Macky Sall, tendant à mettre en œuvre les actions et les mécanismes de nature à garantir une large appropriation de sa politique et une bonne perception de son bilan. Revenant à notre cité, je rappelle souvent que la Médina, eu égard à sa trajectoire historique et à la valeur des hommes et des femmes qu’elle a vu naître et grandir à l’échelle de plusieurs générations, doit changer de visage et offrir l’image d’une ville résolument tournée vers la modernité, par un cadre de vie rénové et des infrastructures de qualité. Pour réaliser cette ambition, notre association Proxim’Jeunes et le Club CATB (Cellule d’Appui pour le Triomphe du Benno) ont adopté une démarche novatrice. Dans ce cadre, nous comptons nous baser sur des ressources propres générées par les actions de l’association, par la tenue d’un grand gala de charité qui s’est tenu le 03 mars 2018, et trouver ainsi les moyens d’organiser un grand forum consacré au développement de la Médina. Nous avons déjà mis en place des comités scientifiques qui sont en train de réfléchir sur des thématiques précises qui serviront d’input aux travaux du forum. Le document programmatique qui sera issu de cet exercice de planification inclusive pourra servir de feuille de route à nos interventions, celles des acteurs institutionnels (Collectivités territoriales, État, partenaires financiers) et privés (entreprise en RSE) ainsi qu’aux fils de la Médina d’ici et d’ailleurs". 

Présidentielle 2019 : Le Directeur des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, abat un travail de titan
PORTRAIT : UN ANCIEN ENFANT DE TROUPE AYANT LE PATRIOTISME CHEVILLÉ AU CORPS

À la Médina, un quartier qui l’a vu naître au début des années soixante, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ n’a pas fini d’inscrire son histoire. Dans le coin, c’est un homme célébré sous fond de tintamarre, dans l’agitation d’un "Super Ndadjé" à l’occasion de son anniversaire. Rien que pour cela ! "La Médina et lui, c’est une sacrée histoire d’amour !", souffle-t-on dans son cercle. Encore qu’il le proclame lui-même au détour de solennités dans son fief ! Généralement, entre partage et communion d’autres formes qu’il initie. En vérité, Cheikh, comme l’appellent affectueusement ses proches, est loin d’être un homme haut perché. Toutefois, son quotidien prend une tournure importante. Il venait de se frotter à la politique, aux portes de l’Alliance pour la République, convaincu de gagner le pari avec Macky Sall. Pour lui, ce n’est pas encore très pimpant, cette responsabilité au plus haut sommet de l’Etat, dans les affaires sensibles de la République. Une marque d’estime qui l’a, pourtant, si touché et correspond, par ailleurs, à ses plans. "Aucun sacrifice de ma part ne sera de trop pour la Médina et pour accompagner le Président Macky Sall dans ses politiques publiques visant un mieux-être pour les Sénégalais. Si faire de la politique est synonyme d’engagement au profit de sa communauté, j’y suis donc déjà depuis bien longtemps", dixit alors, pour satisfaire la curiosité sur ses positions, Cheikh Bâ.
 
"Macky Sall est séduit tout autant par son parcours, son intelligence que par son charisme"
 
En 2014, ce quinquagénaire bilingue, marié et père de trois enfants, arrivait à la tête des Impôts et Domaines, auréolé d’une sacrée expérience qui l’aura vu presque à toutes les stations de cette institution. Il n’était pas seulement le fonctionnaire dont le travail mérite toute la reconnaissance de son chef, mais devait encore être la pièce qui manquait à la machine de guerre. "Macky Sall est séduit tout autant par son parcours que par son intelligence. En plus, il est charismatique", rapporte-t-on au sein de l’Apr, où l’on consent, dès lors, au coup de neuf dans les rangs du parti à la Médina. D’aucuns signalent qu’il est un homme de parole qui, au-delà de ses vieux amours pour la vie associative, aime les challenges et cherche, particulièrement, à porter quelque segment de l’histoire. Comme cet autre fois, quand le brillant élève du Prytanée militaire de Saint-Louis, parti quelques années plus tôt de l’école de Médina 5, inscrit en série scientifique, chamboulait les donnes pour se voir remettre le premier prix de philosophie au Concours Général. Ces premiers succès étaient donc prémonitoires mais ne l’impressionnèrent guère. Il y a d’autres paris plus hauts qui l’attendent. En effet, dans la vie comme dans ses rêves, Cheikh est un homme qui n’ignore jamais le détail mais aime être simple dans sa communion avec le cosmos. Ses succès attendront toujours. Ce qui l’intéresse, c’est de passer le cap de ses volontés, pour donner de la contenance à sa relation avec le monde. "C’est un patient et un altruiste qui pense qu’il doit être le seul à donner aux autres, quelqu’un qui aime surtout communiquer dans la franchise et tient, plus que tout, à se faire comprendre. Il ne se décourage pas facilement et recours toujours aux solutions clémentes", témoigne une connaissance de longue date avec qui il a cheminé à la Médina. Pour d’aucuns, l’ex-pensionnaire de l’École nationale d’administration et de magistrature est, en réalité, quelqu’un qui s’applique toujours à bâtir son image. Toujours est-il qu’il est, sur scène, loin des facéties qui ternissent le tableau et veille toujours aux détails d’une parfaite communion.
 
"Sa rigueur est saluée par tous, car depuis toujours la chose publique est son dada"
 
Dans une autre sphère, Cheikh Tidiane Ba est décrit comme un homme d’esprit qui, de loin, abaisse les mots pour apparaitre dans un sillage plus palpable. Dans le domaine professionnel comme dans ses interventions de tous les jours, son estampille est reconnaissable entre mille. "C’est un homme brillant et ouvert, qui a surtout le sens de la responsabilité et dont le pragmatisme, par ailleurs, s’accorde avec les exigences du moment aussi bien en politique qu’en administration", rapporte un collègue et proche collaborateur. À la Direction générale des Impôts et Domaines, il n’aura pas fini de jeter les jalons de réformes fiscales assez audacieuses et payantes. Les chiffres, concernant les recettes fiscales au fil des années, en disent longs sur le travail effectué par ses équipes. Sur les points mensuels de la conjoncture publiés par la Dgppe, tout au long de l’année 2017, on constate une nette augmentation des recettes budgétaires. Une cadence que ses services maintiennent depuis 2015. Son joug encré, qu’il n’a pas manqué d’associer à une touche moderne avec l’automatisation des données entre autres diligences, a fortement influencé la tournure des événements. Pour le coup, il peut se vanter d’une performance jamais réalisée dans cette institution en autant d’années. Communicant par excellence et très présent sur les réseaux sociaux, Cheikh Tidiane Ba a osé le pari de la disponibilité de l’information fiscale bien libellée et partagée. Plus qu’un devoir professionnel, l’aventure devient une passion, qu’il devait encore partager avec les sénégalais, ces contribuables pour qui il se donne le vœu de transmettre "la culture du fisc". Et il a fallu encore être de tous les rendez-vous et de tous les combats. Sa rigueur est saluée. Dans le sillage, il est tantôt flingué par des hommes d’affaires de ce pays, par ailleurs adversaires politiques, qui ne sont pas contents de devoir faire face à l’impitoyable fouet du Directeur des Impôts et Domaines. À ce niveau, il a choisi de ne pas faire de compromis. Il voulait encore apporter une contribution digne de son "rang" au programme de son chef, concernant la mobilisation de fonds au profit du Budget de l’État et des Collectivités locales, des Finances publiques… Après tout, la "chose publique" est son dada, depuis toujours !
 
"Bamba Fall est un frère, mais nous le battrons en 2019 s’il s’oppose à Benno Bokk Yakaar"
 
Et naturellement, en pion adulé, il s’invite dans les rangs. Sa main bénie est aussitôt acceptée. A la Médina, l’appel de Cheikh Ahmed Tidiane Bâ est comme attendu. Et puis, l’homme ne cache point ses ambitions. Il veut s’imposer au grand dam des adversaires de Benno Bokk Yakaar qui devront, selon certains avis, en souffrir. Bien sûr, dans ses rangs, il est tout de suite plébiscité. Qu’en est-il alors du mythe de ces dernières années en la personne du maire Bamba Fall ? "Bamba Fall est un frère, mais nous menons un combat politique entre Médinois et pensons qu’en 2019, nous allons le battre facilement, s’il s’oppose à Benno Bokk Yakaar", avise-t-il. En effet, le maire de la Médina devra faire une large place au patron des Impôts et Domaines qui fait de son fief un terrain de chasse privilégié…En témoigne les nombreux cérémonials auxquels il est associé…jusqu’au pied des chantiers de la mairie ! Et c’est son "ami" Bamba Fall, lui-même, en adversaire séduit, qui l’invite à un "nécessaire dialogue politique" si l’on sait que l’autre se pointe sur toutes les scènes comme le véritable seigneur des lieux. Oui, cet adversaire-là est visible partout. Il faut dire que Cheikh, en sportif de couleurs, est un chic type en toutes circonstances. Séduisant et très interconnecté, il devient le bien-aimé de tous, y compris des braves dames de la Médina qui lui témoignent, à chaque fois que de besoin, leur sympathie. Comme la foi peut soulever des montagnes, pardon faire basculer des suffrages, on peut, sans risque de se tromper dire que Macky Sall peut, avec des hommes comme Cheikh Ahmed Tidiane Bâ sur le terrain, dormir tranquille et ne pas se faire de souci sur l’issue victorieuse de l’élection présidentielle du 24 février 2019. 




Présidentielle 2019 : Le Directeur des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, abat un travail de titan

Présidentielle 2019 : Le Directeur des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, abat un travail de titan

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Jeudi 12 Avril 2018